Opinions

Le racisme ordinaire : prologue d’une histoire sans fin

J’allais écrire un article tout mignon tout beau dans l’esprit de Noël sur la Kpop pour le site web de Korean Affection lorsqu’une amie m’a envoyé par message cet article d’Anthony Cheylan. Désolée les copines de Korean Affection, j’aime beaucoup la Kpop, mais l’article promis pour le site web de l’association restera à l’état de brouillon pendant encore quelques jours. En attendant, voici le prologue d’une histoire sans fin, selon The Back Row Spectator, of course (j’incruste de l’English dans mes textes, si si !) ! Accrochez vous, parce que sarcasme et cynisme cinglant m’ont accompagné dans la rédaction de ce pamphlet !


Hier, quatre ans après la fin du monde (c’était un 21 Décembre 2012, rappelons-nous) en milieu de journée, une amie m’envoie la tribune d’Anthony Cheylan. Je me rappelle que le soir même du sketch, lorsqu’une autre amie m’a fait savoir qu’une partie du spectacle incluait un sketch sur les chinois, je me suis dit que ça allait être pourri et que je n’avais même pas envie de voir ça. Finalement, seuls les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Au cours de ma lecture de l’article d’Anthony Cheylan (du moins, la première édition), je me dois d’appuyer sur le bouton « play » de la vidéo incrustée, des extraits du sketch sur les asiatiques. Je me farcis ce ramassis de clichés, d’accents méconnaissables, de dialogues inexistants, de punchlines pas abouties. Puis je poursuis ma lecture de l’article. Finalement, je n’ai pas honte comme son auteur. Je suis plutôt en colère. Mais je me rappelle des enseignements de Maître Yoda qui a dit : « la peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance ». Je brise le silence qui m’a accompagnée dans la lecture de l’article et écoute l’album This Empty Northern Hemisphere de Gregory Alan Isakov pour maintenir mon esprit oklm pendant que je lis les réactions à l’article sur Twitter. J’y passe toute la journée et une bonne partie de la soirée : je n’aurais jamais autant twitté de toute ma life en une journée.

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« Quelle idée stupide. Fais le », me suis-je dit avant de répondre aux tweets. :: source image : extrait de la série ‘Teen Wolf’

Je réponds à des punchlines de ouf, participe à des échanges vifs mais pas agressifs (si, si, ça existe !) et finis même par être kéblo (comme le dit une de mes cousines) par une twittos (ça fait aussi mal qu’avoir ses règles !). Ce fut à la fois enrichissant et attristant. Enrichissant parce que j’ai pu voir qu’il existait des gens avec qui il est possible de discuter malgré nos avis divergents sur cette polémique ; attristant parce que j’ai vu aussi qu’il existait des gens qui déforment les propos d’Anthony Cheylan. Ces gens ont compris que Kev Adams était raciste, d’après la tribune à l’origine (désolée, pas désolée de le dire, mais ça semble être le cas) de tout ce tapage. Cette interprétation erronée de l’article a fait le tour de la twittosphère française aussi vite que Flash (ouais, ouais, Flash, celui qui met en désordre les timelines/lignes du temps/continuum temporel quand il court trop vite). Tristesse accablante.

Pour moi, citoyenne française anonyme cachée derrière ses écrans, cette affaire est l’élément déclencheur, le déclic (pour utiliser les mots stylés) qui me motive à écrire ce prologue d’une histoire sans fin. Il ne s’agit pas seulement de l’histoire du racisme ordinaire pour la simple raison que je ne suis pas historienne et que j’ai la flemme – pour le moment – de remonter aux sources de ce que nous appelons couramment « racisme ordinaire ». Ah, ce racisme ordinaire qui frappe les asiatiques est tellement ordinaire que les personnes qui le dénoncent sont direct qualifiés de « fragiles » … Il ne s’agit pas non plus de suivre la mode : et puis depuis quand c’est devenu une mode d’écrire sur le racisme ? Joseph Conrad dans Au Coeur des Ténèbres (Heart of Darkness en version originale) soulevait déjà quelques préjugés racistes. Il ne s’agit pas non plus de parler au nom d’une communauté, d’une culture ou d’un héritage culturel : je ne suis ni la Fantine des Misérables, ni la Mulan de la Chine vs Mongolie.

Avant de vous partager les textes et vidéos qui m’ont poussée à écrire cette histoire, il vaut mieux que je vous dise d’abord pourquoi je ne parlerais pas des autres cultures et héritages culturels – en tout cas dans ce long pamphlet de plusieurs chapitres divisés en plusieurs paragraphes. Je vous dirais pourquoi je préfère me concentrer sur les asiatiques, plus particulièrement ceux de mon entourage et de l’entourage de mon entourage (c’est très méta méta tout ça !).


Pourquoi je ne parlerais pas des autres héritages culturels …

Au milieu des années 1990, mes parents, ma petite sœur et moi quittions la ville d’Alençon et emménagions dans une petite ville en banlieue bordelaise pour un nouveau départ. Le rapprochement familial (avec nos grands-parents maternels et les frères et sœurs de ma mère) s’est fait dans un quartier où la diversité et mixité sociale étaient bien ancrés. Nous allions grandir dans cet environnement où nous irions à l’école avec des enfants aux origines turques, congolaises, sénégalaises, espagnoles, portugaises, bretonnes, malgaches, laotiennes, algériennes, vietnamiennes, italiennes, basques, et plus j’en citerais, plus j’en oublierais. On aurait niqué le game des campagnes de United Colors of Benetton (sérieusement, je ne fais pas de pub pour eux).

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Ouais bon… ce ne sont pas trois personnes qui vont représenter cette diversité… mais vous aurez saisi le meme (malgré la qualité pourrave) !

Ces enfants devenus adultes, détenteurs d’un autre héritage culturel, n’ont sûrement pas perçu ou fait l’expérience de discrimination comme moi. Moi, moi, moi, toujours moi un peu comme Shrek quand il rencontre l’âne. En observant, en écoutant bien les histoires de chaque individu qui a été au moins une fois heurté par des propos discriminants, il est aisé de saisir que chaque expérience ressemble à une autre mais reste unique. C’est là une des raisons pour lesquelles je ne peux pas me permettre de parler au nom d’un héritage culturel que je n’ai pas, au nom d’une personne que je ne connais pas ou au nom d’une communauté dans laquelle je n’ai pas grandi.

Cependant, je garde à l’esprit que ces personnes prennent cher aussi. J’en ai parlé (très) brièvement avec une twittos suite à la tribune sur les chinoiseries pas très chinoises de Kev Adams et Gad Elmaleh. J’en parle aussi avec des amis (j’ai l’impression de parler comme Nadine Morano qui parle de son amie noire) dont l’héritage culturel (c’est beaucoup plus beau dis comme ça, huh ?) est différent du mien.

Si je ne parlerais pas des autres héritages culturels (les « autres », oooouuuuh, c’est comme si tout de suite je faisais une distinction ! Sacre bleu !) au cours de cette histoire sans fin, je ne manquerais pas de les mentionner. Un petit « big up » par-ci par-là, ça fait toujours plaizz ! En attendant, je préfère me concentrer sur ce que je connais mieux : les asiatiques.


… et préfère me concentrer sur les asiatiques.

Pour commencer, je suis d’origine asiatique (no shit, Sherlock !), plus précisément hmong, encore plus précisément hmong du Laos… quoique, non, attendez, le fondateur de la mifa était un hmong qui venait de la Chine, qui s’est ensuite installé au Laos pour faire sa life oklm. Je suis née sur le sol français, dans une ville normande, comme ma petite sœur. Mes frères sont nés aussi sur le sol français, à quelques pas du Stade Chaban-Delmas, à Bordeaux. Je suis française (d’origine asiatique).

Direct quand y a quelqu’un qui dresse le portrait des asiatiques de façon bien relou (coucou Kev Adams + Gad Elmaleh, coucou Michel Leeb, coucou Hollywood et ses clichés à vomir, coucou les tocards du bus/tram/métro/RER/marché/de la rue -liste non exhaustive-), je me sens visée. La fragilité me guette et ça daille gavé ! En français correct : le manque de recul me guette et c’est inquiétant !

Trêve de hmongdanités (t’as vu le jeu de mots ! C’est pas nouveau, je l’ai volé à une autre personne ! Et l’expression, ça vient du Rire Jaune qui le dit souvent dans ses vidéos ! Un petit mix de tout ça, et voilà une expression made by The Back Row Spectator) et entrons dans le vif du sujet de ce deuxième point.

Les chinoiseries pas très chinoises de Kev Adams et Gad Elmaleh m’ont rappelé ces conneries que des gens me jettent dans la rue, les transports communs, au marché, au cours d’une promenade oklm en ville, dans un parc, dans la life de tous les jours quoi ! Ils n’étaient pas assez relou au point d’insérer un « tching tchang tchong » de tocard dans leur dialogue. Mais ils l’étaient lourdement assez pour imiter un accent pourrave comme, oh tiens, comme ces lycéens qui se foutaient d’une de mes proches dans le train !

Là je me dédouble comme The Flash quand il court gavé vite et je me dis « rooh, non mais attends meuf, c’était juste un accent, juste une taquinerie ! ».

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Extrait de la série ‘Fresh off the Boat’

Là, je passe en mode multi-clonage comme Naruto et un clone me dit : « hahahaha, mais c’était juste pour faire rire ! Le prends pas mal », un autre de mes clones ajoute : « faut te détendre du string, c’est de l’humour ! » (ce clone en sait trop… il a fouillé dans mes affaires, vas-y là, faut que je l’élimine ! Oui, je sais faire dans l’humour aussi !) Puis un troisième clone surenchérit : « avec vous les asiat… » mais il n’a pas le temps de finir sa phrase parce que je prends mes baguettes à ramen, dit « accio sabre laser » et je lui coupe la parole comme une créature mal élevée pas ouverte au débat qui te bloque sur Twitter (ou ailleurs) dès que t’es en désaccord avec ! « Pew pew pew ! », c’est l’Alliance Rebelle qui me rappelle à l’ordre.

Vous avez donc été témoin, à la lecture du paragraphe précédent, des conséquences psychologiques, psychiatriques, psychiques, whatever, sur le comportement d’une personne qui a fait l’expérience de ce qui est appelé « taquinerie », « plaisanteries », « humour » à coups d’accents grossièrement caricaturés ou imités, à coups de belles paroles à caractère raciste de façon bien relou. Reconnaissons cependant une chose : un crossover Naruto, Harry Potter, Star Wars, c’est swag ! (V’là, j’ai ringardisé le terme « swag » !)

Plus sérieusement, ces propos, ces caricatures, ces insultes, cette forme de harcèlement, c’est un frein à l’intégration, à l’assimilation. Évidemment, je ne parlerais pas au nom de toute une communauté, ni au nom de toutes les communautés, ni au nom de la communauté (de l’anneau ! *plays Lord of the Rings theme*). Je parlerais plutôt de mon expérience personnelle. Sans trop développer, ces taconneries (mix de taquineries et conneries… merde, y a le mot taco dedans ! OH MON DIEU c’est d’la discrimination envers les hispaniques ! J’ai dit « OH MON DIEU », v’là pourquoi j’irais en enfer… barbecue gratos everyday avec la sauce nem industrielle et fade !), ont une portée plus importante que nous le pensons (héhé, la preuve : ça m’envoie dans des délires complètement méta méta). Toujours sans trop développer, ces taconneries (je kiffe gavé mon néologisme) m’ont souvent amenée à me poser la question suivante : est-ce que je suis assez française ? La réponse dans les prochains chapitres. (Oui, le suspense, ça se marine bien comme un bon porc laqué !)


Réseaux sociaux et internet : des galaxies pleines de (res)sources de motivation

J’étais en train de niaiser sur Facebook et Youtube lorsque je suis tombée sur une vidéo qui dénonçait des propos racistes comme celle-là, ou des stéréotypes asiatiques véhiculés par Hollywood, notamment celle-là et celle-là ! Bon, ok, là, je le reconnais, je suis relou à partager des vidéos en anglais qui ne sont même pas sous-titrées. Mais dans l’idée, la femme asiatique est (trop) souvent représentée comme l’objet sexuel exotique que le mâle peut savourer (pour rester dans la poésie et dans le politiquement correct, surtout pour éviter la censure), comme la femme soumise, comme « l’objet du désir de tous les hommes » (ouais, bon, ça c’est universel et les hispaniques aussi prennent cher pour le coup !) … Saperlipopette ! Il s’agit d’une geisha, pas d’une prostituée. Ah oui, parce que dans les petits esprits, une geisha est une prostituée. Mais les gens qui ont la patience et la force de lire, de chercher à comprendre trouveront plus de précisions sur cette désinformation (selon laquelle geisha = tepu) ici !
Heureusement, des personnages ultra badass comme Mulan ou Cristina Yang (Grey’s Anatomy saisons 1 à 10) existent… bien qu’elles soient encore en minorité, mais c’est déjà un bon début ! Puis, au fil des vidéos, j’ai découvert la Youtubeuse Anna Akana, la journaliste qui apparaît à la fin de Ant-Man. Elle dénonce ouvertement ce problème de fétichisme dans cette vidéo- (que je serais ravie de sous-titrer en français dès que je saurais comment incruster des sous-titres).

Quant à l’homme asiatique, il est souvent représenté comme pas attirant, pas viril, pas protecteur… un fragile quoi… sauf si vous avez vu le remake des 7 Mercenaires avec Lee Byung Hun dans le rôle de Billy Rocks (and yes, he rocks in that role !), ou encore The Walking Dead avec Steven Yeun dans le rôle de Glenn, ou aussi Daniel Dae Kim dans le rôle de Chin Ho Kelly dans la série Hawaii 5-0.

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Ken Jeong dans le rôle de Señor Chang « El Tigre » dans la série ‘Community’

Je vous l’accorde, ce n’est pas le meilleur gif, mais c’est plus drôle avec le son, ici.

Pour ce qui est des textes, la tribune d’Anthony Cheylan, qui comprenait dans sa première version un extrait vidéo du skitsch (mix de sketch + kitsch) de Kev Adams et Gad Elmaleh, n’a fait qu’alimenter mes motivations pour commencer cette histoire sans fin. Mais avant, il y avait cet article (mis à jour aujourd’hui) sur le site de l’Express, puis celui-là (le vrai problème soulevé ne se trouve pas tant dans l’article en soi ici, mais dans les commentaires) et celui-là aussi. J’allais oublier celui-là aussi, que j’ai dû relire plusieurs fois pour mieux saisir ce qui était écrit.

Évidemment, je n’oublierais pas les quelques messages et retour de mon entourage et d’une poignée de twittos à propos de cette polémique et de cette histoire de racisme ordinaire qui frappe des gens ordinaires qui ne se rendent pas compte qu’ils peuvent être extraordinaires dans des situations ordinaires. Ça, c’était une phrase « méga niveau », comme le dirait Pierce « Tête de Noeud » Hawthorne dans Community.
Ce fut un plaisir d’échanger avec ces citoyens de la twittosphère qui devraient se reconnaître s’ils passent par ici. Il s’agit d’une personne aux origines arabes qui me dit prendre cher elle aussi entre les « couscous et chameau », une autre personne qui ne partage pas mon avis mais qui discute et, par ses questions, fait progresser la conversation, une autre personne qui a écrit le mot qui manquait dans cette histoire : « visibilité » ; enfin, il y a cette personne avec qui… oh wait, elle m’a kéblo. Évidemment, je considère les « likes » et retweets comme des retours positifs qui me motivent encore plus à écrire sur le sujet !
Enfin, BIG UP à A., avec qui j’échange en privé sur le sujet -et bien d’autres thèmes- sans qui je n’aurais sûrement pas lu la tribune d’Anthony Cheylan. BIG UP encore à S., qui m’a demandé quelques jours après la création du blog si j’allais écrire sur le racisme ordinaire ! Spéciale casse-dédi à R., fidèle lectrice dont les retours me motivent encore plus à rédiger ! BIG UP aussi à L, qui sait à quel point j’accorde de l’importance à ce thème, ce sujet, cette affaire, whatever this is called.


Notes et autres précisions

L’image d’illustration est une capture d’écran de l’épisode 13 de la deuxième saison de la série Parks & Recreation.

Pour en revenir au sketch de Kev Adams et Gad Elmaleh, voilà mon avis, en réponse à un commentaire sur Facebook :

 » Le but était de faire rire, certes. Le but de tout sketch est de faire rire… et faire prendre conscience de certaines choses à travers le rire (mais ça, c’est peut-être un peu trop méta). Puis Kev Adams qui cherche à faire rire avec un sketch qui s’appuie sur des clichés mais ne sait même pas imiter correctement l’accent chinois (d’ailleurs, il existe plusieurs accents chinois : Pekin, Shanghai, etc…) c’est juste pathétique. Au moins, il a le mérite de faire parler de lui, de faire le buzz pour quelques minutes d’un spectacle.

C’était peut-être une maladresse de sa part, certes. Mais en attendant, le public à Bercy/Accor Hotel Arena s’est bien marré pendant qu’un gars sur scène, qui plus est un « exemple »/ »modèle » pour les jeunes français, se fout bien de la gueule des asiatiques. A mon avis, Kev Adams n’a pas mesuré l’ampleur que ce sketch prendrait. Je m’avancerais même lorsque je dirais qu’il ne s’est même pas imaginé que son sketch reprendrait le genre de conneries que les gamins sortent de leur gueule pour insulter leurs camarades à l’école, les gens dans la rue, dans le bus, au supermarché, au cinéma, etc (liste non exhaustive). Pas que les gamins d’ailleurs, parfois même des adultes qui eux-mêmes ont des enfants et transmettent ce genre de propos à leurs progénitures !

Je suis la première à faire des blagues racistes et à trouver que les blagues racistes sont les plus drôles. Ce qui me dérange dans ce sketch n’est pas le fond. Il a bien le droit de rire des asiatiques. (…) « c’était ultra lourdingue ». J’irais plus loin en disant que c’est de l’humour tellement gras que j’ai frôlé l’infarctus. Lorsque les blagues racistes sont plus raffinées comme dans Community, bizarrement, les communautés visées ne se sentent pas offensées.

Il y a aussi les Youtubeurs comme le Le Rire Jaune, pour ne citer qu’eux, qui font pas mal de blagues sur la communauté asiatique. Mais ça, c’est plutôt de l’autodérision. Ca aurait pu être relou aussi, mais leurs textes au moins sont mieux travaillés, plus structurés et moins dégradants envers les communautés asiatiques que ne l’étaient les quelques minutes du sketch de Kev Adams. « 

En fait, ça va bien plus loin que ça. Les costumes, l’éclairage et l’accent à deux balles, c’est digne d’un divertissement présenté aux colonisateurs du temps où les Européens et États-uniens allaient se faire plaizz en Asie (et, accessoirement, en revenaient avec des histoires qui alimentent encore des fantasmes à anéantir ! Bien ouej Pierre Loti, auteur du torchon Madame Chrysanthème qui stigmatise un quart de la population mondiale en 2016 !). C’était… c’était… il y a déjà 200, 100 ans au moins. Ouais, ça date pas d’hier quoi.

Ensuite, c’est avec plaisir que je pousserai la réflexion plus en profondeurs dans de prochains articles. C’est aussi avec grand plaisir que je répondrais aux questions (s’il y en a !) relatives à ce thème, au sujet du sketch, au sujet des clichés, etc.

Tout ce pavé, c’était moi qui ajoutait mon grain de riz au bol !

En attendant, merci à toi, cher lecteur, chère lectrice d’avoir lu jusqu’ici ! À très vite pour un prochain article !

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3 réflexions au sujet de « Le racisme ordinaire : prologue d’une histoire sans fin »

  1. Super article fouillé et écrit à la sauce 2017. J’adore tes références et tes gif ! Merci d’avoir mis le lien vers l’un de mes billet de blog (celui sur la super-famille franco-asiatique avec la femme souriante et probablement très bonne mère) qui m’a donc permis de découvrir ton univers. Bonne continuation !

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    1. Merci beaucoup !!

      En même temps, ton billet a été un des premiers que j’ai lu sur le sujet, en tout cas, parmi les articles francophones. Après, j’ai découvert ton blog grâce à un tweet (ou retweet) de Frédéric Chau ! Depuis, je prends note des bonnes adresses pour savoir où bien manger 😀 !

      Bonne continuation à toi aussi !

      J'aime

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